Presse
Communiqué de presse 07.10.2025

Les Jeunes Libéraux-Radicaux demandent la mise sous tutelle de la SSR par le Contrôle fédéral des finances et l’arrêt de toutes les campagnes d’image de la SSR

Ces derniers temps, il a été constaté que la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR) a considérablement intensifié ses campagnes d’image, que ce soit sur des plateformes en ligne comme YouTube, sur des espaces publicitaires numériques ou à l’occasion de grands événements tels que l’Euro féminin de football ou la Fête fédérale de lutte et des jeux alpestres. Dans ce contexte, les Jeunes Libéraux-Radicaux, avec le conseiller national PLR Marcel Dobler, ont déposé une interpellation afin de faire toute la lumière sur l’ampleur de ces campagnes d’image renforcées. Les réponses du Conseil fédéral sont insatisfaisantes et nécessitent une action déterminée : avec le conseiller national Dobler, les Jeunes Libéraux-Radicaux Suisse demandent que la SSR soit placée sous la haute surveillance financière du Contrôle fédéral des finances (CDF).

Des coûts de production de l’autopromotion de la SSR opaques : il faut de la transparence maintenant !
Le Conseil fédéral a indiqué dans sa réponse à l’interpellation (25.3814) « Autopromotion de la SSR. Propagande plutôt que recettes publicitaires ? » que la SSR ne recense pas ses dépenses pour la production de campagnes d’image. Jonas Lüthy, Président des Jeunes Libéraux-Radicaux, commente : « Le fait que la SSR n’ait elle-même apparemment aucune idée de ce que coûtent aux contribuables ses campagnes d’image en dit long. Alors que toute entreprise privée doit recenser, analyser et justifier ses dépenses auprès de ses actionnaires, la SSR dépense vraisemblablement des millions pour produire des campagnes d’image à son profit, sans aucune transparence. C’est inacceptable. » Les Jeunes Libéraux-Radicaux demandent maintenant, avec le conseiller national Dobler et 23 autres co-signataires issus de l’UDC, du PLR, du Centre et des Vert’libéraux, dans la motion (25.4317) « Renforcement de la surveillance de la SSR dans le respect de l’autonomie des programmes », que la SSR soit soumise à la surveillance financière du Contrôle fédéral des finances (CDF). Vu les volumes financiers, la non-soumission actuelle est illogique : la SSR, qui reçoit environ 1,2 milliard de francs par an de la redevance, n’est pas contrôlée par le CDF, alors que des radios et télévisions privées, qui touchent ensemble environ 80 millions par an, peuvent l’être. Tout en respectant l’autonomie des programmes garantie par la Constitution pour la radio et la télévision, le CDF doit se voir attribuer la compétence de procéder à des contrôles complémentaires, afin d’assurer une utilisation légale et adéquate de la redevance. La population mérite une véritable transparence sur l’utilisation de son argent – gaspillage et opacité n’ont pas leur place.

Redevance pour l’image au lieu du contenu ? Les Jeunes Libéraux-Radicaux exigent l’arrêt des campagnes d’image
Alors que la SSR a intensifié ses campagnes d’image ces dernières années, la promotion des programmes en dehors de celles-ci a été réduite, selon le Conseil fédéral. Cette hiérarchisation des priorités surprend, car le contribuable ne bénéficie, le cas échéant, que de la publicité pour les contenus produits et non de campagnes d’image de la SSR. L’argument du Conseil fédéral selon lequel les fenêtres publicitaires utilisées n’auraient « pas de valeur marchande propre » est économiquement faux ; ce manque à gagner est en fin de compte supporté par la population. Le conseiller national PLR Marcel Dobler précise : « Quand, par exemple, lors d’une finale de championnat du monde de hockey sur glace, l’autopromotion de la SSR occupe environ 20 % de l’ensemble des fenêtres publicitaires, ce n’est rien d’autre qu’un gaspillage de la redevance. » De plus, le déploiement de ces campagnes d’image à l’approche de la votation sur la SSR est hautement problématique du point de vue institutionnel. La population a un droit fondamental à la libre formation de son opinion politique. La diffusion de films de témoignages vantant les mérites de la SSR ne peut guère être interprétée autrement que comme une pré-campagne en vue de la votation. Que cela se fasse en plus aux frais des contribuables est intenable. Pour protéger la libre formation de l’opinion de l’électorat, vu l’utilité discutable de ces campagnes et puisque les contribuables doivent y contribuer directement ou indirectement, les Jeunes Libéraux-Radicaux demandent un arrêt immédiat de toutes les campagnes d’image de la SSR.