Notre initiative vient valider les trois valeurs qui figurent dans le slogan du PLR « Liberté, cohésion, innovation ». Liberté, car nous postulons que le citoyen doit être libre de choisir lui même quel média il souhaite soutenir et qu’il n’a pas à subir les choix arbitraires de l’Etat dans ce secteur. Ce même citoyen, capable de choisir son métier, ses amis et le reste, est également en droit de décider souverainement comment il souhaite s’informer. Aucun média ni aucun support n’a le monopole de l’information de qualité.

Cohésion, car un système injuste, qui charge les ménages sans prendre en compte leur revenu ou leur consommation, est contraire, par essence, à toute cohésion ou de toute solidarité. Au contraire, il divise. Laissons place à une logique de solidarité volontaire, qui lie les personnes partageant les mêmes intérêts et qui souhaitent se partager les frais, comme pour la presse écrite aujourd’hui. La cohésion et la solidarité, c’est respecter les différences de chacun et permettre de les exprimer, pas d’imposer sa propre vision de ce que doit être le paysage médiatique, et demander simplement d’obéir et de payer.

Innovation, car une entreprise bénéficiant d’une rente indue, qui assure la majeure partie de ses recettes, est une anomalie dans le tissu économique de notre pays. Heureusement, en Suisse, nous pensons que l’économie de marché, la liberté contractuelle et celle de commercer font partie des prérogatives pour parvenir à atteindre un niveau de vie qui permette à l’ensemble de la population de bénéficier d’un cadre appréciable. L’innovation est intrinsèquement liée à la volonté de créer, de faire mieux, de servir ses clients, de se démarquer de la concurrence. Cette logique n’existe que trop peu dans un marché faussé par une redevance car elle annihile la dynamique subtile qui fait la réussite ailleurs. Libérons-nous de ces contraintes.

En plus de répondre à bon nombre des idéaux que nous défendons habituellement, cette initiative permet de mettre un terme à la concurrence déloyale que nous connaissons aujourd’hui. L’avenir se trouve en ligne, donnons la chance à l’ensemble des médias de se profiler, de s’adapter et de s’imposer sur ce nouveau support, sans avoir à subir les dégâts collatéraux qu’induit la distribution actuelle des recettes, créant un quasi monopole. Il s’agit d’enfin mettre tout le monde à la même hauteur, d’égal à égal. Le 4 mars c’est la dernière occasion d’envoyer un signal, tout en indiquant une direction : celle d’un monde médiatique qui se base sur la liberté contractuelle et des conditions cadres égales pour l’ensemble des acteurs.

Enfin, elle souhaite simplement valider le changement dans notre façon de consommer des médias, d’y parvenir ou de les emmagasiner. Continuer de soutenir une télévision et son programme qui tourne 24h sur 24h semble peu adéquat de nos jours. La structure est bancale. La volonté de réformer ce système désuet est pourtant faible, pour ne pas dire nulle. Le parlement, si peu courageux en terme de réformes sur ce sujet, alors même que la pression populaire se faisait sentir via notre initiative, se transformerait soudainement en super réformateur une fois le service public plébiscité dans les urnes ? Poser la question, c’est y répondre. Non, absolument et résolument, non. La seule façon d’entamer des réformes, en profondeur, c’est de déposer un OUI dans l’urne le 4 mars prochain.

S’opposer à notre initiative, c’est postuler que la liberté des citoyens est dangereuse ou du moins non souhaitable. Quel seul l’Etat peut décider de la qualité d’un média et que ce dernier doit être financé par la coercition. Cette vision nous offense, nous choque et nous révolte. Cette vision a vécu, a perdu et, espérons le, bientôt, aura disparu.

Le 4 mars nous pouvons démontrer qu’en plus de défendre notre slogan «  Plus de liberté, moins d’Etat »,  nous défendons une vision de la société. Celle de demain.

Nicolas Jutzet, Président Jeunes Libéraux Radicaux Neuchâtelois